Toiture végétalisée : comment ça marche ?

En France, 1% des toitures sont des toitures végétalisées. Le concept ne date pas d’hier mais ses atouts écologiques la poussent de nouveau au devant de la scène et les architectes la proposent de plus en plus souvent.

Le principe de la toiture végétalisée consiste à recouvrir d’un substrat végétalisé un toit plat ou à faible pente (jusqu’à 35° et rarement plus). C’est une caractéristique architecturale fréquente d’un bâtiment durable, ou de type HQE (approche architecturale incluant les principes et critères du développement durable).

Les toits végétalisés, principalement pour des raisons climatiques, représentent une part importante de l’architecture traditionnelle. Il existe en France des toitures de tuiles rondes ou de chaume qui sont colonisées par une végétation adaptée et qui participe à l’isolation de l’habitat tout en retenant une part non négligeable d’eau de pluie.

Végétaliser une toiture peut se faire aisément sur des toits plats ou des terrasses. Pour des constructions existantes, les toits plats ne se trouvent généralement que sur les dépendances comme les garages. Dans ce cas, pourquoi laisser la dalle exposée au soleil ou au froid et à la pluie ? Ce toit peut être végétalisé à peu de frais pour réduire les ruissellements et contribuer à la protection de l’environnement.

Quelle technique de toiture végétalisée choisir ?

Pour un projet de construction avec une toiture végétalisée, il existe 3 pratiques possibles :

  1. la végétalisation intensive qui disposera d’une épaisseur de terre supérieure à 20 centimètres. Les végétaux installés feront l’objet d’un soin adapté à leurs exigences (arrosage en période de sécheresse, tonte, taille, récolte). La réserve d’eau constituée augmente le poids de l’ensemble et nécessite une structure renforcée du bâtiment. Ce système est véritablement un jardin suspendu. Il sera réalisé par un professionnel.
  2. la végétalisation semi intensive : les systèmes de végétalisation semi-intensive, tout en restant modérés en poids, permettent d’agrémenter une toiture-terrasse avec des vivaces d’ornements, du gazon ou des petits buissons. Les terrasses végétalisées offrent de grandes possibilités d’aménagement pour apporter de la vie sur nos toits, la plupart du temps, inertes.
  3. la végétalisation extensive est un procédé plus facile à mettre en oeuvre car les plantes n’utilisent que peu de terre (6 à 20 centimètres d’épaisseur). Naturellement, ce sont des espèces peu exigeantes en eau et en soins, avec de faibles besoins nutritifs. Elles poussent habituellement dans les milieux arides et incultes et ne doivent pas être taillées ni tondues. Il n’est pas nécessaire de les arroser.

Techniquement, les pentes de toits sont variables, elles peuvent être nulles (de 0 à 2 degrés) jusqu’à 45 degrés dans certaines régions. Il est évident que le procédé et la qualité du substrat à installer sont à considérer en fonction de la pente, pour des inclinaisons supérieures à 15 degrés, il est nécessaire de prendre des précautions adaptées.

Pour une végétal isation intensive, la pente du toit peut aller jusqu’à 5 degrés. Dans ce cas extrême, il faut prévoir des systèmes de retenues pour éviter au maximum les arrosages complémentaires.

Le procédé d’étanchéité avec végétalisation légère est un ensemble comprenant :

–  le complexe isolation-étanchéité qui comporte un revêtement d’étanchéité résistant à la pénétration des racines placé sur ou sous isolant thermique éventuel,

–  le complexe de végétalisation qui est composé de végétaux adaptés et de l’ensemble des matériaux qui permettent le développement pérenne de la couche végétale. Cet ensemble fait partie des travaux à réaliser sous la responsabilité de l’entreprise d’étanchéité, avec la possibilité de co-traitance ou sous-traitance avec une entreprise du paysage.

En coupe :

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